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 Salut, c'est moi o/

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La gloire est un serpent

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MessageSujet: Salut, c'est moi o/   Mar 2 Avr - 20:42

La porte du pensionnat s’entrouvrit, grinçant imperceptiblement sur ses gonds. Un filet de lumière s’y faufila, traversant l’espace comme l’estoc d’une épée, et vint mourir sur le sol carrelé. Au premier coup d’œil, on ne vit rien. Le temps était suspendu.
C’est seulement l’instant d’après qu’un glissement de velours vint emplir le vide ambiant. On vit une corde se faufiler par l’entrebâillement. Une corde, ou tout autre objet long et souple… Quoique la corde prenait en chair à mesure qu’elle pénétrait dans le bâtiment. Point de corde n’était, en vérité il s’agissait d’un serpent. L’animal était splendide. Il affichait une peau d’écaille lisse et bleue et se mouvait par saccade, contractant ses muscles, en formant des courbes sur le sol. Quand il parvint au milieu de la salle, son corps se dressa et prit, en une fraction de seconde, l’apparence d’une jeune femme.
Ivy s’immobilisa, le poids du corps concentré sur une jambe, l’autre légèrement fléchie. Ses yeux mis clos se baladèrent un peu partout, balayant l’espace d’un regard circulaire. Elle paraissait absente, ou très peu concernée, comme si elle s’était trouvée là par hasard. Ses doigts, ornés de griffes d’or, vinrent peigner une mèche de cheveux, tandis qu’elle se mordait la lèvre inférieure. Pinçant légèrement le nez, elle fit quelque pas vers le fond de la pièce, sans trop s’éloigner toutefois de sa position initiale. La robe de soie bleue qu’elle portait ondulait gracieusement à chacun de ses pas, alors que ceux-ci résonnaient du claquement sec de ses escarpins. Se déhanchant subtilement, elle vint poser la main sur sa hanche, s’arrêtant une seconde fois. Sa main libre rejoignit le collier qu’elle portait et commença à en tripoter les chaînons.

Il était encore tôt, les cours n’avaient pas commencés, tant et si bien qu’un silence de mort régnait dans la pièce. Ivy n’avait peut être pas choisi le meilleur moment pour se présenter, mais qu’importe. Elle l’avait choisi, à partir de là il aurait été vain de négocier avec elle. Quand la lamia avait quelque chose en tête, c’était du ressort des dieux de la faire changer d’avis. Après, à savoir ce qu’elle avait planifié, le mystère restait entier. Peut être était elle seulement intéressée de savoir qui viendrait l’accueillir à cette heure.
Changeant de jambe d’appuis, la jeune femme inclina légèrement la tête vers le bas, les yeux fixés en direction du couloir : celui qui menait aux salles des professeurs et bureau des surveillants. L’intensité de son regard semblait démontrer un intérêt particulier pour la pénombre qui s’y mouvait. Finalement, après un ultime silence, elle desserra les dents.
« Me ferait on l’honneur d’un accueil ?
Lança t’elle avec un léger dédain, articulant chaque syllabe comme on manipulerait un objet précieux. Le langage était visiblement affaire de négociation. Une ride légère se dessina entre le coin de son nez et la bouche, trahissant un rictus invisible… Comme si le simple fait d’ouvrir la bouche l’avait agacée. Ivy laissa le temps s’écouler de nouveau, bien décidée à patienter le temps qu’il faudra.
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Miaou '-'

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MessageSujet: Re: Salut, c'est moi o/   Ven 5 Avr - 21:56

L'aurore, le début, le commencement éternel qui conduisait inlassablement à la nuit, pénombre infinie, le jour n'était que la prémices de l'opéra nocturne. Et il était naturel de voir la prémisce de la perfection lorsqu'on était sois même un être absolue, voilà pourquoi Sendor était perpétuellement réveillé avant Hélios, pourquoi, car il ne peux y avoir deux astres se levant au même moment et bien sur le meilleur d'entre eux se doit de se dresser avant l'autre. Sendor était celui qui devait démontrer sa suprématie. Et aujourd'hui, il l’affirmerais encore plus, comment vous demandez vous ? Mais cela est très simple, le pourpre, pourpre du sang, voilà ce qui le vêtirais aujourd'hui. Sa chambre était étrangement sobre comparé à sa personnalité, pourtant, on pouvait y voir quelque chose se démarquant, une armoire, titanesque, grandiose, remplie de tenues, sans autre cérémonie que son habituelle ouverture a grande allure, il en tira un pantalon d'un rouge sanguinolent, pris une chemise bleue, d'un bleue glacial, d'un cyan fantomatique, puis, il finit par prendre une chemise tout aussi pourpre que le pantalon. Une fois convenablement habillé, il ouvrit un tiroir, hésitant, quelle cravate mettre, cela était un choix si cornélien, finalement, il attrapa une convenablement accordé a sa veste et son pantalon, mais en son centre brillait une pierre, noire, obscure, un Onyx. Aujourd'hui il ne prendrais pas de canne, ni de gants, mais un chapeau, un merveilleux chapeau tout aussi rouge, il n'avait que rarement l'occasion de le porter, alors autant le faire aujourd'hui. Il s'observa dans le miroir, glorieux, magnifique, mais rapidement il cessa, il n'était pas aussi décérébré que Narcisse, il avait une conscience de son importance et il se devait donc d'être libre de son reflet, libre de son admiration, comme il était libre de toutes choses terrestres, personnes ici bas ne pouvait endigué sa magnificence, il était, un Dieu.

Oui, un Dieu, donc, Dieu décida d'aller se promener, après tout, les petits élèves ignorants devaient être paisiblement endormis dans leurs lit, au chaud, craignant de devoir se lever pour quelques cours ennuyeux, Sendor n'avait jamais eu besoin d'étudier, il savait tout de nature, il était parfait de nature, il était né sous cette apparence parfaite. Ses pas étaient doux a mesure qu'il marchait dans les couloirs, silencieux, il marchait discrètement, à un détail prêt, ses chaussures claquait sur le sol car ce n'était pas les habituelles, elles étaient, étranges, des petites pointes pourpres parsemaient les chaussures, certaines bougeait quelque peut, cognant les autres, causant un petit son métallique à chaque pas. Sendor aimait ce petit bruit, il le trouvait apaisant. Arrivant à l'entrée il entendit une voix, une femme, l'honneur d'un accueil, elle semblait presque intelligente, elle aurait l’accueil le plus honorable qu'y soit, elle serait accueillis par un Dieu vivant, non, quelque chose perturbait Sendor dans cette appellation de Dieu, n'était il pas plus sombre qu'un Dieu ? Un démon, mais il était bien plus parfait, aucune nomination ne pouvait le décrire convenablement, seul son nom valait, Sendor, voilà ce qu'il était. Un être parfait, qui avait dépassé ses créateurs et les créateurs de ses créateurs, finalement il apparut devant cette femme, un coup d’œil suffit a le faire sourire. Une aura de noblesse certaines émanait d'elle, c'était plaisant à voir, les gens convenables était si rares ses derniers temps, ici ne vivait de digne que deux personnes, peut être trois bientôt. Il se pencha lentement, mis une main sur son ventre et ôta son chapeau de l'autre avant de se relever. Il ne prit pas la peine d'éclaircir sa voix pour une fois, elle restait juste neutre, preuve d'un début d'acceptation de la jeune femme.


«  - Je me nomme Sendor et je vous fais l'honneur de vous recevoir comme vous semblez le désirez avec ardeur. Parure d'or et d'océan, un goût certes notable, je me dois de vous le concédez, que désirez vous donc faire parmi nous Mademoiselle ? Mademoiselle comment ? Je viens de me rendre compte qu'un nom est utile à mettre sur un visage n'est il pas. »

Cette dernière question n'en était pas une, il était déjà persuadé de cette idée, une dénomination était certes contraignante, mais utile, il avait par le passé tenté d'expliquer ceci a Nietzsche, mais sans résultat, cela avait été un débat animé entre les deux, l'un déclarait avec férocité que les mots n'étaient rien que pur objet de contrainte et de manipulation, l'autre déclarait que certes vrai, mais que sans eux le monde ne serais qu'un vaste chaos et que nul ne pourrais déclarer son admiration pour Sendor. Par la suite, il repris parole.


«  - Mademoiselle, si vous daignez me suivre, je serais ravis de procéder a votre inscription, quel que soit votre futur occupation parmi nous. Même si j'avoue qu'il me serait réellement une joie de vous avoir pour me remplacer, ce travail est parfois tellement déplaisant, ennuyeux, lourd et ses enfants, ces maudits enfants impolis, stupide, sans la moindre conscience de leurs infériorité certaines, se supposant meilleur de par leurs races. Savent ils au moins qu'ils s'adresse à un être dépassant les Dieux. Oh, pardonnez moi, je m'égare, je suppose a votre allure, que je n'ai pas fait de réelle erreur, vous n'être probablement une fragile humaine. »

Après ces propos Sendor se mis en marche. Un léger piaffement de fierté avait filtré a travers son masque de pureté en pensant à tout cela. Il venait de déclarer très facilement de nombreuses choses, si elle avait été apte à comprendre cela, il serait fier de la déclaré comme personne digne, sinon, elle ne serait rien de plus qu'un peu de pyrite dans un écrin de diamant. Lui qu'était il ? Un minerais plus précieux que le diamant encore, quelque chose qui brise l'équilibre de ce monde, sa simple présence suffisait à réduire à néant la balance du monde. C'était l'univers face à lui et sans la moindre difficulté, il faisait penché la balance de son coté, n'usant que de son petit doigt pour affirmer sa suprématie. Cependant, quelque chose le taraudait, il n'avait pas encore sentit l'appel des Homonculus, il n'en avait vu aucun en cette incarnation. Ou étaient ils tous. Il aurait même accepter la présence de Paresse ou de Luxure, mais non. Aucun d'entre eux n'était présent, il se sentait un peu seul dans le fond. Terriblement seul même. Il finit par s'enfoncer dans cette étrange mélancolie, sans même se soucier encore de la présence de la jeune femme, c'était elle qui l'avait plongé dans cette réflexion, elle était coupable, sans le savoir, sans même que lui le sache.

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