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 Promenade nocturne [PV Sendor / Ivy]

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Nymphe innocente... Mais dangereuse ♫

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MessageSujet: Promenade nocturne [PV Sendor / Ivy]   Mar 9 Avr - 17:05

La nuit était tombée. Une belle nuit étoilée. Une demi-lune s’offrait dans le ciel nocturne. Elle brillait d’une douce clarté, éclairant le chemin de ses fidèles. J’étais là, debout à côté de le petit cours d’eau dans le jardin de la pension, où un magnifique pont japonais l’enjambait sans peine. On n’entendait que le doux bruit de l’eau clapotant, des feuilles bruissant sous le vent, des animaux nocturnes jouant leur mélodie. La demi-lune se reflétait sur l’eau, miroir éternel, donnant un aspect encore plus féerique à l’endroit. J’étais là, observant ce ciel depuis maintenant deux bonnes minutes.

Ma première journée à la pension fut donc achevée. Une merveilleuse rencontre s’offrit à moi : celle de cette Sephyna, l’Esprit ayant crée cet endroit pour les êtres comme moi. Elle avait été si maternelle envers moi… Elle me rappelait d’une certaine manière, la Lune. Ma protectrice. Ma souveraine et Gardienne. Celle d’où je tire mes pouvoirs. Je fermais les yeux tout en penchant la tête de côté délicatement, les lèvres légèrement entre-ouvertes. J’inspirais plus lentement et plus profondément. Mon cœur calma ses tourments. Mon esprit se vida entièrement. Le temps sembla s’arrêter tout autour de moi, tandis que je commençais à bouger.

La nuit, je ne dors pas. Je ne le peux tout simplement pas. Je faisais diverses occupations. Soit je méditais. Soit je chantais pour faire honneur à la Lune. Soit je dansais pour être en symbiose avec elle. Et c’est ce que je fis. Je commençais par d’amples mouvements, lents et raffinés. Je ne bougeais d’abord que mes bras et mon corps, tout en restant à une même place. Puis je fis une valse et commençais à danser tout en me déplaçant. A gauche, balade, je tourne, à gauche, balade, à droite… Je gardais les yeux fermés, mon corps bougeait au rythme d’une mélodie silencieuse. Souplesse. Silence. Somptuosité. Je ne pensais à rien. Mon corps bougeait de lui-même. Ou plutôt, je n’avais pas besoin de penser. Je sais. Je sais naturellement ce que je devais faire. Et mon esprit s’évada en direction de la Lune, bien qu’elle ne soit qu’à demi pleine.

J’aimais beaucoup danser. Danser pour la Lune. Me donner en spectacle ? J’aimais beaucoup moins. Je préférais danser toute seule. Danser pour moi, pour mon corps. Je n’avais pas envie d’avoir des remarques – bonnes ou mauvaises – sur ma façon de danser, de valser. J’évitais les obstacles sans les voir, car mes pas n’étaient plus seulement guidés par mon esprit, mais aussi par la Lune. Elle me protégeait. Et les obstacles qui m’entouraient n’avaient plus aucune importance pour moi. Seul comptait ce que je faisais à cet instant. Je dansais… Et plus rien d’autres ne pouvaient attirés mon attention.

Depuis combien de temps faisais-je cela ? Je ne sais pas. Quelques minutes, une heure, jusqu’au petit matin ? J’avais cette… Particularité qui me permettait de ne pas être fatiguée après avoir danser toute la nuit. Car je dansais pour la Lune. Si j’avais dansé toute seule, en plein jour, je me serais forcément épuisée. Mais là, ce n’était pas le cas. Et nous n’étions pas au petit matin. Nous en étions même plutôt loin. Tout ce que je sais avec certitude c’est que la Lune mit fin à notre « communication ». Brusquement. Sans même que je n’y sois préparée. Mon esprit fut ébranlé, mais mon corps resta harmonieux et tendre. La connexion étant rompu, mon corps fit de lui-même la fin de la danse. Plusieurs vrilles en sautant, me déplaçant sur le côté, mes bras en arabesque, une jambe ne touchant jamais le sol (image arabesque), puis, après trois ou quatre sauts mêlés de vire-voltages, je m’arrêtais alors, le dos bien droit, le visage tourné vers la Lune, une jambe légèrement en arrière pointe touchant le sol et mon bras droit se leva lentement jusqu’à la Lune qu’il pointa d’un doigt. Et enfin j’ouvris les yeux pour contempler la Lune et ma main que j’apercevais en même temps, brillant sous la lumière nocturne, toujours en restant dans cette position.

Un bruit me fit tourner la tête brusquement et mon corps retrouva une position normale. Je n’étais pas seule. Depuis quand ne l’étais-je plus ? Est-ce pour cela que la Lune me rejeta ? Une ombre passa dans mon regard, ternissant mes yeux bleus profonds. Je n’aimais pas être rejetée. En particulier lorsque c’était par la Lune. Est-ce que l’on m’observait depuis longtemps ? Où est-ce une personne qui venait juste d’arriver ? Je me mis sur mes gardes. On n’était jamais à l’abri du danger… Après tout, il pouvait très bien y avoir des pensionnaires méchants ! Prenant une posture défensive sans aller dans l’excès, je lançais d’une voix forte mais avec des accents enfantins et cristallins :

« Qui est là ? »

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MessageSujet: Re: Promenade nocturne [PV Sendor / Ivy]   Dim 28 Avr - 18:19

La nuit, le jour, l'aube ou l'aurore, tout n'était qu'instant aux yeux de Sendor, tout n'était que moment fugace qui lui appartenait, cet instant n'était pas une exception, il était sur le toit, observant l'horizon, tout vêtue de blanc, un blanc pale et faible qui n'illuminait pas la nuit, il n'était rien d'autre qu'une petite tache visible, tellement visible et faible à la fois qu'on ne pouvait en détacher les yeux. Il observait ce monde, canne à la main, lunette sur le nez. Quelques taches de couleurs parsemait son être, une cravate bleue, des gants noirs, tout comme les chaussures. Il regardait les lieux avoisinant depuis son poste altier, il était bel et bien le maître du monde. Rien ne pouvait lui ôter cette grandeur, rien ne pouvait le faire descendre de son piédestal, il était ici comme une divinité bienveillante surveillant le petit peuple de la nuit, mais quel peuple ? Il n'y avait rien ici bas, que des ombres inexistantes, des fantômes fugaces, des oubliés du monde. Lui était comme Hélios sur ce toit, un soleil que nul ne pouvait regarder sans détourner le regard, Sélène était faible en cette nuit, n'apparaissant que peu. Il se mit alors à se coiffer avec ses mains gantées, tranquillement avant de remonter ses lunettes. Que pouvait il faire ce soir, dormir était futile, il était un être parfait, il n'avait pas besoin de telle trivialités, il lui fallait trouver une action bien plus puissante, digne de son être, digne de la perfection. Il finit par prendre une décision, il allait changer d'endroit, il n'avait jamais réellement visiter le pensionnat, passant son temps devant son miroir, sur ce toit ou dans les couloirs, il n'avait jamais réellement explorer l'endroit, il ne savait pas quel était son domaine, il n'avait pas la moindre idée du monde qui lui appartenait, c'était quelque chose de bien étrange, un Dieu ne se devait il pas de connaître absolument toute chose sous sa coupe ? Si bien sur que si. Il finit par descendre les escaliers, tranquillement, a une vitesse étrangement lente, qui lui conférait encore plus de prestance.

Il finit par sortir, devant le pensionnat son esprit se mit à vagabonder, où ? Où ? Terrible question qui le dévorait, l'univers était si vaste et sa grandeur était si titanesque qu'il n'avait de lieu digne de lui, alors que faire, où allez ? Tout cela formait un tourbillon de questions sans réponses, une multitude d'idées sans solutions, tout était déjà fini, tout était déjà décidé, le destin étai écrit pour tous, tous sauf un être qui s'élevait au dessus de toute chose, Sendor décidait, chaque mot, chaque acte était sa volonté et sa volonté seule, il n'était soumis à aucune loi, règle ou puissance supérieure, puisqu'il était la puissance supérieure. Il faisait ployez le destin face à lui, il décidait, il agissait et le destin suivait comme un enfant suivait sa mère pour ne pas se perdre. Finalement, un éclair vint en son esprit, le parc, la nature, ce lieu était attirant il en était certains, la nature était une force à part, comme Sendor, à la fois matérielle et abstraite, Sendor était ici parmi les hommes, les démons et autres créatures, mais sont absolue puissance lui permettait d'être sur un plan supérieur à tout autre être. La Mère Nature était bonne et bienveillante, surveillant les hommes, les protégeant, mais pouvant déclencher sa fureur éternelle pour les punir. Sendor était la lui aussi, surveillant, jouant, manipulant pour le bien ou le mal agissant selon son bon plaisir, oui, ce coin de verdure était ce qui lui ressemblait le plus, la Nature ressemblait à Sendor. Il se mit tranquillement à marché, avec cette noblesse habituelle qui était la sienne, le claquement de sa canne sur le sol était régulier, il était réellement agaçant pour n'importe qui d'autre, cependant Sendor trouvait cela apaisant tout comme le son de voix, il adorait sa voix, douce, belle, sonnante, terriblement merveilleuse, a mesure qu'il avançait dans ce petit coin de nature une étrange impression s'insinuait en lui. Une voix finit par retentir dans le silence éternel de la nuit, qui était la, quel étrange question, en avançant un peu plus il put apercevoir une enfant, il y avait des enfants ici, il ne le savait pas. Était elle réellement pensionnaire ? Ou était elle ici a cause de ce lieu? Il n'en savait absolument rien, il toisa la jeune femme. Fier, noble, le regard fixe sur cette petite femme. Puis, dans sa bonté éternelle il décida de répondre.


«  - JE, suis Sendor, Surveillant en ce lieu, être absolument parfait, je, suis ici pour voir la Nature qui me ressemble tant, la nature douce et innocente, qui me ressemble tant et vous êtes ? Une petite fille comme vous ne devrait se promener seule en pleine nuit, il pourrait roder un grand méchant loup dévorant les enfants perdues. Que désirez vous savoir désormais ? Non attendez, je possède d'autre question ? Que faites vous ici ? Pensionnaire ? Ou bien êtes vous un fantôme qui hante mon domaine ? »


Patiemment il attendait une réponse de l'enfant, l'observant tranquillement, il s'appuyait sur sa canne de ses deux mains, la toisant quelque peu. Elle n'était rien de plus qu'une enfant, c'était inscrit sur son visage, innocente et frêle, elle n'avait aucune expérience du monde, quel age avait elle ? Douze, quinze, seize ans ? Elle n'était rien d'autre qu'un nouveau né à la merci d'un être ayant traversé âge et époque.

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MessageSujet: Re: Promenade nocturne [PV Sendor / Ivy]   Mer 1 Mai - 14:55


Un homme se présenta devant moi. Un homme qui… A l’air vieux. Agé physiquement et aussi mentalement pour devoir porter des accoutrements pareils. Il avait l’air tout droit sortit de l’époque médiéval, avec sa canne qui lui donne un air de riche. L’était-il ? Je n’en savais rien, et à vrai dire, je m’en fichais un peu. Riche ou pas, quelle importance ? J’étais énervée. Il venait de m’interrompre, il venait m’importuner alors que j’étais si bien il y a quelques minutes, alors que cette journée avait été si longue et éprouvante. Il m’avait coupé dans mon bien-être, et maintenant j’étais à cran. Ca promet lorsque le jour se lèvera… Mais à présent, rien ne comptait. Le jour, la nuit, la Lune, je m’en fichais. Je toisais l’inconnu de mes yeux bleus lumineux avec une maturité que l’on ne m’aurait pas donné au départ.

Il parla alors. Son regard. Son ton. Cette posture condescendante. N’a-t-il donc aucuns respects ? Il marquait un temps à chaque fois qu’il disait le mot « je », comme pour se donner de l’importance. Il dit être Sendor, et un surveillant qui plus est. Je me souviens alors de ce que m’a dit Sephyna. C’est un Homonculus. De quel péché est-il porteur ? L’arrogance suprême ? Cela lui irait à ravir. A peine nous nous sommes rencontrés, déjà je le détestais. Enfin, ce n’était pas un sentiment très fort, comme la haine. Cela pourrait s’arranger avec le temps, et si je n’étais pas aussi contrariée d’avoir été ainsi dérangée. Mais bon, autant dire que c’est mal partie encore nous deux ! En a-t-il seulement conscience ? Si oui, il s’en fiche complètement. L’arrogance, c’est vraiment ce qui lui convient le mieux.

Il dit que la Nature lui ressemble… Est-il si aveugle que cela ? La Nature, être arrogante comme lui, à ça non. J’étais particulièrement proche de la Nature, plus de la Lune il est vrai mais tout de même, j’ai l’impression que je connais plus la Mère la Terre que cet homme. Enfin, ce Homonculus. Puis, il me demanda qui j’étais. Lorsqu’il fit allusion au fait que je ne devrais pas être ici, je souris, amusée. Ce sourire avait quelque chose de narquois et de rebelle. Mais je me garde bien de répondre maintenant, le laissant finir jusqu’au bout. Il me posa tout plein de questions. A savoir les raisons de ma présence ici, si je suis une pensionnaire ou encore si je suis un fantôme. Là, je ne puis me retenir, je ris. Un fantôme. Ça existe vraiment ? Etait-il sérieux en disant cela ? Certes, je n’avais pas une connaissance très grande du monde de E.T., mais tout de même. Des fantômes. Suis-je la seule à trouver cela ridicule ?

Etouffant un fou rire, je réussis à reprendre le dessus sur mon corps et mon esprit. Essuyant mes yeux, je repris une expression calme. Tiens. Au moins, rire m’a fait oublier ma rancœur et ma colère contre cet homme. Bien, c’était déjà un bon point. Devais-je lui répondre désormais ? Je dirais non. Mais ma raison dit oui. Tout simplement car il avait prit la peine de répondre à mon interrogation, alors à mon tour de répondre aux siennes. Bien que je trouve cela inutile.

« Je me nomme Truth Broken, Nymphe de la Lune et Gardienne des Vérités. Je suis effectivement une pensionnaire depuis ce midi. Et ceci… » je fis un large mouvement de bras, désignant la nature environnante. « … N’est pas votre domaine, ni ne vous appartient. Sauf votre respect. »

Je me mordis la langue. Je venais de révéler ma race et mon statut à un homme en qui je n’ais aucunement confiance. Pourquoi avais-je fais cela au juste ? La vérité m’a échappé. Mais ce qui est sûr, c’est que je n’en dirais pas plus sur moi. Oh, je n’ais rien à cacher. Je n’ais aucunes hontes dans mon cœur. Juste que je n’ais pas envie de parler de ma vie ! Cependant, en y repensant… Je me demandais si ce Sendor avait des secrets enfuis en lui… Des vérités que je pourrais manipuler… Une drôle de lueur anima mes prunelles tandis que je scrutais celles de l’homonculus. Cette rencontre pourrait être intéressante finalement.

« Quel genre d’Homonculus es-tu ? Du premier point de vue, j’aurais dis l’arrogance, mais ce n’est pas un péché. Enfin si, mais pas un des sept péchés capitaux. Bien que cela te conviens parfaitement je dois dire. »

J’avais délibérément arrêtée le vouvoiement. Un signe de rébellion ? D’arrogance ? Peut-être bien. Je pouvais me montrer si… Désagréable que cela me surprend presque. Même mon ton narquois est inhabituel. Mais que faire ? C’est cet homme qui réveil la partie sombre de mon cœur, celle froide et moqueuse. Nous avons tous une partie sombre, n’est-ce pas ? Après tout… Même un être fait de pureté à la Lumière bienveillante tel que moi ne peut subsister sans une part d’ombre aussi grande que la bonté existante, pour maintenir un équilibre dans le monde, surnaturel ou non. J’avais parfois peur de découvrir ma part d’ombres, qu’elle m’oblige à commettre des erreurs irréparables. Mais, dans un sens, il vaut mieux que je la connaisse. Car je pourrais mieux la dompter. Manger, ou se faire manger, telle est la loi de la Nature.

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MessageSujet: Re: Promenade nocturne [PV Sendor / Ivy]   Mer 5 Juin - 16:26

L'enfant semblait emplie d'une rage, d'une colère profonde, était elle donc aveugle ? Ne se rendait elle pas compte qu'elle était en présence d'un être supérieure, qu'elle devait bénir chaque seconde de sa vie, chaque respiration qu'elle prenait en la présence de Sendor, était elle donc totalement dénué de sens logique, de sens pratique ? Venait elle d'un autre monde ou la grandeur était commune, ou la perfection n'était plus aussi visible que sur Sendor, probablement pas, car si tel était le cas, d'elle devrait émaner quelque éclats de perfection, or une personne incapable de contrôler ses émotions ne pouvait incarner une réelle perfection. Sendor l'observa un peu plus, une légère once de critique dans le regard, mais un visage toujours aussi impassible qu'à son habitude. Pourquoi était elle si colérique, emplie d'une rancœur incroyable. Se rendait elle compte qu'elle se trouvait dans un monde surpeuplés, qu'ici bas n'existait aucun réel lieux de calme et de tranquillité, connaissait elle ne serais que l'once de ce monde. Probablement pas. Pauvre enfant perdu, dans ce monde. Si ignorante, c'était dommage.

A mesure que Sendor parlait, la jeune femme retint à rire, comment pouvait elle rire, comment osait elle ? Était elle donc l'incarnation de l'impolitesse et du manque de respect, c'était inconcevable, elle était probablement pire encore que ce maudit démon prétentieux, Aleksander ou quelque chose dans le genre, c'était réellement agaçant, comment Sephyna pouvait elle accepter ce genre d'individu au sein de son pensionnat, il aurait réellement fallut filtrer cela, laisser uniquement les êtres dignes et pur ici bas, que les êtres de hautes naissances ou possédant une puissance convenable et non pas de jeunes singes vulgaires et barbares prêt à rire à toutes choses un tant sois peu sérieuse et convenable. Suite à cela Sendor s'appuya sur sa canne, le visage durcit par son attitude platonique et vide. Il attendait, attendait d'entendre à nouveau cette enfant parler. Que comptait elle dire, que comptait elle faire ? Allait elle répondre, ignorer, elle n'avait pas le droit d'ignorer les questions de Sendor, elle lui devait réponse. C'était quelque chose d'assurer. Personne ici bas n'avait le droit, ni la prétention stupide d'ignorer Sendor. Finalement, elle répondit, Truth, un nom fort, et plaisant en même temps. Elle se désignait comme la gardienne de la vérité. Intéressant, de plus en plus intéressant, mais quel était la vérité ? C'était une éternelle question, la vérité était elle accessible pour le vivant, Sendor le savait, oui, la vérité était sa parole. Puis dans un geste théâtrale, elle déclara que ce lieu n'était pas son domaine. Pour une gardienne de la vérité, elle était terriblement dans le faux. Voila une jeune pensionnaire perdu dans les méandres de l'erreur et l'ignorance. Elle avait ajouté une formule de politesse futile à la fin de ses propos, ne la gardant nullement de sa folie.

Sendor attendit cependant, il ne répondit pas tout de suite, peut être allait elle se rendre compte de son erreur. Aucunement, elle poursuivit même un peu plus dans un chemin bien sombre. L'arrogance, lui, quelque chose de si vil et bas, misérable enfant, comment osait elle encore l'insulté. Certes, son nom de pêché était risible par rapport aux propos humains. L’Orgueil, quel ineptie, il n'était pas orgueilleux, il était parfait, son orgueil n'était ni plus ni moins que la représentation de la douce réalité, voilà sa vérité à lui, il en était persuadé au plus profond de lui même, il était dans le vrai le plus absolue, il était ce qu'il savait qu'il était. Après quelque instant, il prit la parole. Doucement, calmement, bien qu'au fond de lui une envie de prouver le plus vite possible à cette enfant son erreur le dévorait.


« - Mademoiselle Truth, je me dois de vous déclarer que vous êtes dans l'erreur la plus totale, tout du moins, sur mon pêché, je suppose que quelqu'un vous auras donné ma race, si l'on peut la nommer ainsi. A tort qui plus est, mais peut importe, cela ne vous concerne pas. Quant à mon pêché, sachez simplement qu'il s'agit de quelque chose que les humains, ses créatures décérébré et faibles le nomme Orgueil, nom bien loin de la réalité, car mon unique réel pêché est la perfection qui est la mienne. Ma grandeur naturelle, ma toute puissance et mon éternité. Ne saviez vous pas, que les Sept pêchés précèdent largement les Hommes ? Et que nous existons depuis des temps immémoriaux, que les Démons nous ont donnez naissances et que la folie des Hommes nous nourris, cependant, moi, je n'ai nullement besoin d'eux. Comprenez vous, que les Hommes ne sont que des arrogants qui ont nommés des choses les précédents sans pouvoir les comprendre, comme ce dont vous vous nommez gardienne, la Vérité. »


Il s'arrêta un instant, désireux de voir les réactions sur son visage. Désireux de savoir ce qu'elle ferait, dirait. Comment elle agirait. Puis, il repris, sans le moindre égard pour elle, si elle voulait parler, il fallait le faire plus rapidement.

«  - En effet, cette Vérité dont vous vous portez Garante est quelque chose de bien trop complexe pour effleurer les êtres vivants normaux, la vérité absolue dépasse même l’existence matérielle n'est il pas ? Et de plus, pardonnez moi de vous remettre en cause, mais sachez que vous vous trompez, que vous, Gardienne des vérités êtes dans le faux le plus noir. Ce monde, cet univers, toutes choses m'appartient, toutes choses est un dut à ma personne, puisque je suis la perfection incarné, l'être le plus grandiose qui soit. Bien que je doive vous l'accorder vous posséder un nom des plus plaisant et une langue suffisamment acérée pour m'amuser. »


Il n'ajouta rien de plus, restant d'un calme des plus incroyable, totalement en opposition avec ses propos. C'était un spectacle a la fois perturbant et intriguant.



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